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8 / 5 / 2007

>> Ecoles en immersion : décret approuvé en séance plénière du Parlement de la Communauté française

 
Ce mardi 8 mai, le projet de décret concernant l’enseignement en immersion a été approuvé en séance plénière du Parlement de la Communauté française.  Le PS, le CdH et le MR ont voté pour, Ecolo s’est abstenu.
 
Actuellement 97 écoles fondamentales et 55 écoles secondaires, soit une progression de plus de 20% par rapport à l’année passée se sont engagées dans l’apprentissage par immersion. Le temps était venu de définir un cadre plus précis au sein duquel pourront se développer ces actions, tel est l’objectif poursuivi par le projet de décret approuvé en Commission de l’Education ce mercredi à l’initiative de Marie ARENA.
 
Pour élaborer ce texte, la Ministre ARENA a largement tiré parti de l’expertise acquise en Communauté française grâce aux écoles qui se sont engagées dans le projet de l’apprentissage en immersion. Elle a également mis à profit les apports des débats menés au sein du Parlement à ce sujet.
 
La volonté était bien de définir un certain nombre de règles mais aussi de dispositifs qui visent à offrir des garanties de qualité, d’efficacité et de continuité aux élèves bénéficiant de l’apprentissage en immersion.
 
 
En quoi cet avant-projet se distingue-t-il des dispositions légales existantes ?
 
-                    Toutes les dispositions concernant l’immersion, tant dans l’enseignement fondamental que secondaire seront  désormais contenues dans un seul texte.
 
-                    L’enseignement en immersion sera dorénavant ouvert à tous les élèves de l’enseignement général et de l’enseignement technique de qualification et professionnel.
 
-                    Le projet définit quatre moments auxquels l’élève peut entamer l’apprentissage par immersion : la dernière année de l’enseignement maternel, avec la possibilité dans certains cas (si l’école n’organise pas d’enseignement maternel) de l’entamer en première primaire, la troisième année de l’enseignement primaire, la première année de l’enseignement secondaire et la troisième année de l’enseignement secondaire.
 
-                    Le projet définit le nombre de périodes hebdomadaires devant être consacrées à l’immersion. Cette définition se fonde sur l’expérience construite dans les écoles déjà engagées dans le processus et sur les apports scientifiques en la matière.
 
-                    Il définit également l’obligation de garantir aux élèves la possibilité de suivre l’apprentissage par immersion au moins, d’une part, tout au long des sept dernières années de l’enseignement fondamental et, d’autre part, durant les deux années du premier degré de l’enseignement secondaire ou durant les quatre dernières années de l’enseignement secondaire pour une immersion débutée en troisième année secondaire.
 
-                    Il définit également la possibilité de conclure des accords de collaboration entre établissements pour assurer cette continuité.
 
-                    Le projet définit clairement les modalités à remplir par les écoles pour s’engager dans l’immersion.
 
-                    Parmi ces modalités figure entre autres :
 
 
a.      la preuve que l’immersion repose sur une large adhésion de la  communauté éducative.  A cette fin, l’avis du Conseil de participation et celui de l’organe de concertation locale concerné seront requis préalablement à l’ouverture de classes en immersion.
 
b.      la preuve que les dispositions ont été prises pour garantir la réussite de l’opération et ce, au profit des élèves engagés dans l’immersion : mise à disposition d’outils pédagogiques, mesures prises pour assurer la continuité du projet, mise sur pied d’un comité d’accompagnement local, possibilités d’engager du personnel, mesures prévues en faveur des élèves qui quitteraient l’apprentissage par immersion, etc.
 
-                    La qualité de l’immersion et le respect des dispositions prévues dans l’avant-projet seront contrôlés par les services d’inspection.
-                    Un organe d’observation et d’accompagnement de l’apprentissage par immersion sera créé. Il sera chargé de missions visant notamment à éclairer et à aider les décideurs et les acteurs aux différents niveaux.
 
Enfin, on sait combien la mise en œuvre réussie de l’apprentissage par immersion repose, comme d’ailleurs toute autre procédure d’apprentissage, dans une très large mesure sur les compétences et l’engagement des enseignants. C’est dans cette perspective que les titres requis et les titres jugés suffisants pour enseigner en immersion ont été précisés. Pour tout enseignant s’engageant dans l’enseignement en immersion, une triple compétence est exigée : un titre pédagogique, la connaissance approfondie de la langue de l’immersion attestée par la langue du diplôme pour les « native speakers », par une examen pour les autres, la connaissance fonctionnelle de la langue française. Pour ce qui concerne les titres, l’exigence est identique à celle existant pour l’enseignement « classique ».  Les élèves devant acquérir les mêmes socles de compétence, qu’ils suivent l’enseignement en immersion ou pas, les titres requis ou jugés suffisants se doivent d’être identiques.
 
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