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25 / 4 / 2007

> Le décret Immersion approuvé en Commission Education du Parlement

Maîtriser une ou plusieurs langues étrangères. Une connaissance chaque jour plus indispensable pour les jeunes francophones. Consciente de l’importance des apprentissages linguistiques, la Ministre de l’enseignement multiplie les initiatives pour permettre aux élèves d’apprendre les langues et tout particulièrement le néerlandais dans les meilleures conditions. Pratique en plein développement, l'immersion linguistique fait aujourd'hui l'objet d'un décret qui l'encadre davantage. Objectif ? Garantir sa qualité et son efficacité.

L’immersion linguistique connaît un succès croissant : 97 écoles maternelles et primaires et 55 établissements secondaires ont choisi de pratiquer l’immersion au cours de cette année scolaire 2006-2007. Afin de garantir la qualité et l’efficacité de cette pratique, la Ministre-Présidente a élaboré un projet de décret qui encadre la méthode. 
 
Ce projet de décret a été approuvé ce mercredi 25 avril en Commission Education du Parlement de la Communauté française.

Pour élaborer ce texte, la Ministre-Présidente a largement tiré parti de l’expertise acquise en Communauté française grâce aux écoles qui se sont engagées dans le projet de l’apprentissage en immersion. Elle a également mis à profit les apports des débats menés au sein du Parlement à ce sujet.

La volonté était bien de définir un certain nombre de règles mais aussi de dispositifs qui visent à offrir des garanties de qualité, d’efficacité et de continuité aux élèves bénéficiant de l’apprentissage en immersion.

Quelles nouveautés ?

>>> Toutes les dispositions concernant l’immersion, tant dans l’enseignement fondamental que secondaire seront  désormais contenues dans un seul texte.

>>> L’enseignement en immersion peut être organisé dans l'enseignement technique de qualification  et professionnel comme dans  l'enseignement général. 

>>> Le projet définit quatre moments auxquels l’élève peut entamer l’apprentissage par immersion : la dernière année de l’enseignement maternel, avec la possibilité dans certains cas (si l’école n’organise pas d’enseignement maternel) de l’entamer en première primaire, la troisième année de l’enseignement primaire, la première année de l’enseignement secondaire et la troisième année de l’enseignement secondaire.

>>> Le projet définit le nombre de périodes hebdomadaires devant être consacrées à l’immersion. Cette définition se fonde sur l’expérience construite dans les écoles déjà engagées dans le processus et sur les apports scientifiques en la matière.

>>> Il définit également l’obligation de garantir aux élèves la possibilité de suivre l’apprentissage par immersion au moins, d’une part, tout au long des sept dernières années de l’enseignement fondamental et, d’autre part, durant les deux années du premier degré de l’enseignement secondaire ou durant les quatre dernières années de l’enseignement secondaire pour une immersion débutée en troisième année secondaire.

>>> Il définit également la possibilité de conclure des accords de collaboration entre établissements pour assurer cette continuité.

>>> Le projet définit clairement les modalités à remplir par les écoles pour s’engager dans l’immersion: 
          - la 
preuve que l’immersion repose sur une large adhésion de la  communauté éducative.  A cette fin, l’avis du Conseil de participation et celui de l’organe de concertation locale concerné seront requis préalablement à l’ouverture de classes en immersion. 
          - la preuve que les dispositions ont été prises pour garantir la réussite de l’opération et ce, au profit des élèves engagés dans l’immersion : mise à disposition d’outils pédagogiques, mesures prises pour assurer la continuité du projet, mise sur pied d’un comité d’accompagnement local, possibilités d’engager du personnel, mesures prévues en faveur des élèves qui quitteraient l’apprentissage par immersion, etc.

>>> La qualité de l’immersion et le respect des dispositions prévues dans l’avant-projet seront contrôlés par les services d’inspection.

>>> Un organe d’observation et d’accompagnement de l’apprentissage par immersion sera créé. Il sera chargé de missions visant notamment à éclairer et à aider les décideurs et les acteurs aux différents niveaux.

>>> Enfin, on sait combien la mise en œuvre réussie de l’apprentissage par immersion repose, comme d’ailleurs toute autre procédure d’apprentissage, dans une très large mesure sur les compétences et l’engagement des enseignants. C’est dans cette perspective que les titres requis et les titres jugés suffisants pour enseigner en immersion ont été précisés. Pour tout enseignant s’engageant dans l’enseignement en immersion, une triple compétence est exigée : un titre pédagogique, la connaissance approfondie de la langue de l’immersion attestée par la langue du diplôme pour les « native speakers », par un examen pour les autres, la connaissance fonctionnelle de la langue française. Pour ce qui concerne les titres, l’exigence est identique à celle existant pour l’enseignement « classique ».  Les élèves devant acquérir les mêmes socles de compétence, qu’ils suivent l’enseignement en immersion ou pas, les titres requis ou jugés suffisants se doivent d’être identiques.







 
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