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19 / 1 / 2007

> Hémorragie de profs ? La Ministre réagit fermement à la présentation des chiffres publiée ce matin

« Je ne peux que déplorer le traitement catastrophiste et tronqué qui est fait du dernier rapport que j’ai demandé à l’Administration ».
 
Particulièrement attentive depuis son entrée en fonction à la problématique de la pénurie d’enseignants dans nos écoles, la Ministre a tenu à réagir aux informations diffusées ce matin par La Libre Belgique.
 
Les chiffres cités par le quotidien ne sont qu’une estimation du nombre maximal d’enseignants remplissant les conditions d’un départ à la pension ou à la prépension d’ici à 2011. Ces chiffres alarmistes ignorent complètement d’autres indicateurs importants comme par exemple le nombre de futurs diplômés qui sortiront des filières pédagogiques d’ici à 2011. Or, sur base des derniers chiffres existants, ce nombre est actuellement estimé a plus de 3200 étudiants diplômés chaque année dans ces filières, soit plus de 16 200 à l’horizon 2011. De quoi contenir « l’hémorragie » annoncée…
 
Pour Marie Arena, la problématique de la pénurie d’enseignants doit être abordée de façon responsable et pro-active. La détermination des fonctions enseignantes touchées par la pénurie est complexe : le problème varie d’une école à l’autre, d’un niveau d’enseignement à l’autre voire d’une année scolaire à l’autre et ne peut donc se résumer à une analyse hâtive d’indicateurs isolés.
 
Des mesures significatives ont déjà été prises : paiement à terme échu des temporaires, souplesse dans l’aménagement des horaires pour les enseignants à temps partiel, suppression de la commission De Bond’t, valorisation de l’expérience utile acquise dans le privé, reprise anticipée des membres du personnel en interruption de carrière, organisation d’agrégation accélérée, etc.
 
Le décret du 12 mai 2004 relatif à la pénurie a mis en place un processus d’étude annuel de la question en confiant l’analyse des différents critères aux spécialistes de terrain que sont les représentants de l’administration, des fédérations de pouvoirs organisateurs et des organisations syndicales. C’est Marie Arena elle-même qui, soucieuse d’améliorer les outils statistiques, a demandé à l’administration et à ces différents acteurs de compléter le travail entamé.
 
Enfin, à l’heure où l’ensemble de la communauté éducative (Gouvernement, enseignants, pouvoirs organisateurs, syndicats, parents,…) se mobilise pour améliorer la qualité de notre enseignement, les conditions de travail et l’attractivité du métier, Marie Arena entend, sur ces questions difficiles, continuer à travailler de manière responsable, en dialogue permanent avec les acteurs de terrain.
 






 
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