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La mobilisation de tous !

Dès sa rédaction, le projet de Contrat Stratégique pour l’Education était clair : une fois transformé par les consultations et les concertations, il modifierait profondément le mode d’organisation de l’enseignement.

Pour y arriver, il importait de rassembler les acteurs et de définir ensemble les efforts à accomplir. Sur base du dialogue renoué et grâce à l’implication de chacun, nous voulons retisser pas à pas la confiance. Pour cela, le contrat reconnaît la légitimité et l’autonomie de tous les partenaires. Ceux-ci s’engagent dans la réalisation des objectifs partagés et acceptent une évaluation en toute transparence.

Le Gouvernement de la Communauté française a adopté le projet de Contrat stratégique en 1ère lecture le 21 janvier 2005 et l’a immédiatement soumis à consultation et à concertation :
  • le document a été diffusé en 30.000 exemplaires, dans les écoles, lors des soirées-débats, etc. ;
  • une invitation postale a été adressée aux 120.000 membres du personnel scolaire pour solliciter leur contribution au débat ;
  • dès le 26 janvier, la concertation avec les signataires de la Déclaration commune a été lancée ;
  • le 16 février, le projet de Contrat a été soumis aux enseignants qui avaient participé aux Groupes de travail des « consultations enseignantes » durant l’année 2004 ;
  • entre février et mars, neuf soirées débats ont réuni plus de 6.000 participants.
De son côté, le Centre d’études sociologiques des Facultés Saint-Louis, celui-là même qui avait assuré les trois consultations des enseignants – du fondamental, du secondaire, du spécialisé -, a été chargé de suivre les soirées-débats pour en relever le contenu à la lumière des rapports de consultation finalisés précédemment. Le fruit de leur analyse est consultable sur le site www.contrateducation.be.

En mars et avril, deux colloques se sont tenus sur des questions majeures : l’emploi du manuel scolaire et les méthodes d’apprentissage de la lecture. Près de 1.000 personnes y ont participé activement.

Plus de trente-cinq écoles ont été visitées par la Ministre de l’Education, permettant la rencontre avec les directions, les équipes pédagogiques, les personnels administratifs et ouvriers, les élèves, les parents, etc.

En parallèle, le Parlement de la Communauté française a consacré plusieurs sessions à des matières traitées par le Contrat stratégique. De même, les Gouvernements de la Région wallonne et de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que le Collège de la Cocof se sont saisis du projet et l’ont acté. Des groupes de travail inter-cabinets ont étudié les synergies à construire entre la Communauté française et les autres entités fédérées.

Vingt associations représentatives ont été reçues par la Ministre-Présidente. Les signataires de la Déclaration commune se sont eux regroupés en quatre groupes de travail. Ils se sont réunis tous les quinze jours et trois fois en séance plénière. Les collaborateurs ont consulté organisations et experts.

Pas moins de deux cents réunions ont été enregistrées sur le projet de Contrat stratégique.

Côté internet, on comptabilise plus de 24.979 visiteurs sur le site www.contrateducation.be. Ils y ont posté 1.073 mails dont la moitié contient un avis ou une proposition concrète. On constate par exemple une participation massive des instituteur(trice)s maternel(le)s. Près de 1.500 personnes ont demandé à être informées régulièrement et se sont inscrites à la newsletter électronique.

Cent vingt-quatre associations ont transmis une contribution écrite qui a été traitée en fonction du thème par les cellules concernées du cabinet.

Sans ignorer les autres thèmes, le débat s’est focalisé sur quelques-unes des grandes orientations du projet de Contrat. On retiendra particulièrement :
  • le tronc commun (et de façon plus catégorielle, le latin et la 2ème professionnelle) ;
  • la remédiation ;
  • la modularisation du qualifiant ;
  • la généralisation des stages dans le qualifiant ;
  • les différentes formes d’alternance ;
  • les bassins scolaires.
La priorité à accorder aux premières années du fondamental a très vite fait l’unanimité.

Trois catégories professionnelles ont fait valoir l’importance insuffisamment reconnue de leur fonction dans la réalisation du Contrat :
  • les puéricultrices ;
  • le personnel auxiliaire d’éducation ;
  • les professeurs de pratique professionnelle dans l’enseignement technique et professionnel.
La consultation a pointé la nécessité de dresser des priorités, de les programmer et de les chiffrer.





 
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