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 Le Contrat > 4 difficultés

Ensemble, le Gouvernement et les partenaires ont pointé quatre difficultés inhérentes à l’institution scolaire qui influencent structurellement la qualité, l’efficacité et l’équité de l’enseignement en Communauté française :

  • Les apprentissages de base - fondements indispensables des apprentissages ultérieurs et de l’exercice d’une citoyenneté active - ne sont pas suffisamment maîtrisés par tous nos élèves. Les résultats obtenus aux différentes évaluations internationales en attestent. Ils doivent donc être renforcés, sans sacrifier l’acquisition des autres savoirs (langues, éveil aux activités artistiques et culturelles, etc.), essentiels pour un développement harmonieux et équilibré.


  • Un nombre trop important d’élèves n’acquièrent pas les compétences attendues. De plus, trop nombreux sont ceux qui ne sont pas « à l’heure ». Le taux de diplômés du secondaire est trop faible et le taux de redoublement trop élevé(1) dans notre enseignement.


  • Le système scolaire n’assure pas un enseignement optimal à chaque élève quel que soit l’établissement choisi. Les différences actuelles entre établissements renforcent une ségrégation scolaire inacceptable(2) dans notre société.


  • Certaines filières et certaines options sont alimentées par un choix négatif, vécu par les élèves comme une forme d’échec et, souvent, de relégation. Cet état de fait, notamment lié à la structure et aux usages du système éducatif, est totalement contre-productif.


(1)Dès la première année de l’enseignement primaire, les retards s’élèvent déjà à 9% de la population scolaire. Ils grimpent à près de 20% en sixième primaire, pour frôler les 60% à la fin de l’enseignement secondaire (contre 40% en Communauté flamande). Le redoublement touche plus fortement les garçons et frappe particulièrement l’enseignement technique de qualification et l’enseignement professionnel (29% à la fin de l’enseignement secondaire général, 61% dans le technique de transition, 73% dans le technique de qualification et 82% dans le professionnel) (Economic Review Belgium, 2004 – OECD et Service statistique de la Communauté française, 2003).

(2)Les indices de ségrégation montrent qu’en Communauté française, par exemple, pour que chaque établissement scolaire accueille théoriquement une même proportion d’élèves faibles que les autres, il faudrait qu’approximativement 60% de ces élèves faibles changent d’établissement scolaire (ce taux est également de 60% en Communauté flamande contre seulement 30% en Finlande). Les élèves les plus faibles ont donc trop tendance à être rassemblés (GERESE, 2003).





 
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