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23 avril 2005. Plus de 300 personnes réunies samedi au colloque sur la lecture
Le colloque consacré à l’apprentissage de la lecture a réuni ce samedi 23 avril plus de 300 participants à Charleroi. La date de cet événement initié par la Ministre-Présidente de la Communauté française en charge de l’Education coïncidait avec celle choisie par l’UNESCO pour célébrer la ‘Journée Mondiale du livre’. Le colloque consacré à l’apprentissage de la lecture a réuni ce samedi 23 avril plus de 300 participants à Charleroi. La date de cet événement initié par la Ministre-Présidente de la Communauté française en charge de l’Education coïncidait avec celle choisie par l’UNESCO pour célébrer la ‘Journée Mondiale du livre’.

Ce colloque, après celui consacré aux manuels scolaires, s’inscrit dans le large débat organisé autour du projet de Contrat stratégique pour l’Education ; un des axes prioritaires de celui-ci portant sur la maîtrise des apprentissages de base au premier rang desquels figure la lecture.

Dans son discours introductif, la Ministre de l’Education a insisté sur le caractère essentiel de l’apprentissage de la lecture comme tremplin vers les autres apprentissages mais aussi comme outil d’émancipation sociale, citoyenne et personnelle. La Ministre a également rappelé combien la conduite de tous les élèves à la maîtrise de la lecture constituait l’une des missions les plus nobles de l’école.

Le romancier Xavier Deutsch, invité d’honneur du colloque, a fait part avec enthousiasme de son expérience d’écrivain mais aussi de lecteur, en insistant tout particulièrement sur le plaisir inhérent à l’activité de lecture.

Le débat a porté sur les apprentissages premiers de la lecture même si chacun des intervenants a convenu que l’apprentissage de la lecture devait se poursuivre bien au-delà de la 2ème année primaire, tout au long du cursus scolaire.

Quelle place accorder respectivement à la construction du code et à la compréhension ? Ces deux actions – que chaque intervenant a reconnu être indispensable – doivent-elles être menées simultanément ou successivement ? Quelles sont les pratiques enseignantes mises en œuvre et quelles sont les plus pertinentes et les plus efficaces pour un véritable apprentissage de la lecture ?

Ainsi, plusieurs scientifiques ont présenté les résultats de leurs recherches. Celles-ci portaient tout à la fois sur les méthodes de lecture développées en première primaire, les processus cognitifs en œuvre dans l’appréhension du langage écrit, l’enseignement des stratégies de compréhension et la place de ces méthodes et de ces processus dans la formation initiale et continuée des enseignants.

Complémentairement, des enseignants ont fait part de cinq expériences originales * favorisant l’apprentissage de la lecture menées au sein des écoles. Il s’agissait ainsi de faire partager par l’ensemble des participants ce qu’il est convenu d’appeler de « bonnes pratiques » en matière de lecture.

Enfin, la Ministre-Présidente a tiré les premières conclusions de la journée, des conclusions évidemment toute provisoires eu égard à la complexité de la problématique :
  • Il n’y a pas UNE méthode, LA méthode mais il y a DES méthodes parce qu’il y a DES enfants et qu’ils sont tous différents.
  • Il importe de prendre en compte les différences entre les enfants en développant des pratiques adaptées dans des conditions de travail qui le permettent.
Parmi ces conditions, Marie Arena a pointé trois chantiers prioritaires à mettre en œuvre :
  • L’amélioration de l’encadrement pédagogique des enfants dans l’enseignement maternel et dans les deux premières années de l’enseignement primaire, au moment donc où les apprentissages initiaux de la lecture se construisent,
  • Le renforcement de la Formation initiale mais aussi de la Formation continuée des enseignants. Ce sont les lieux par excellence où se réfléchissent et s’échangent les stratégies à mettre en oeuvre dans les classes,
  • La diffusion et la mise à disposition des « bonnes pratiques » et plus largement d’outils pédagogiques performants afin que chaque enseignant puisse disposer des outils indispensables à sa mission.
* Cap sur la lecture (Ville de Liège), Danièle Bonfond, inspectrice de la Ville de Liège et Anne –Sophie Lenoir, chercheuse au Service de méthodologie de l’enseignement (ULG) ; Nos chemins qui mènent à lire, Ecole communale de Saint Symphorien ; Le village des livres, Ecole libre Les Ursulines de Tournai ; Les primo-arrivants et la lecture, Athénée Royal Serge CREUZ de Bruxelles ; Logiciels LECTEST, LECPLUS, VERBACAF du Centre d’Autoformation et de Formation continuée de la Communauté française.

10 mars 2005. Succès de participation aux soirées-débats
Plus de 5.000 personnes ont participé aux sept soirées-débats, dont la dernière avait lieu jeudi dernier à Bruxelles. Un millier d'autres se sont déjà exprimées via le site internet. Un succès de participation et de nombreuses contributions qui confirment l'intérêt de la démarche participative. Une démarche qui se poursuit.

C'est à Bruxelles que la Ministre de l'Enseignement clôturait jeudi soir son programme des sept soirées-débats autour du projet de Contrat stratégique pour l'Education. La salle de l'Institut des Arts et Métiers était une nouvelle fois comble. Comme à Namur, Liège, Marche-en-Famenne, Tournai, Charleroi ou Nivelles, de nombreux acteurs éducatifs (enseignants, directeurs d'établissements, parents, éducateurs, élèves, parents) étaient venus écouter et questionner la Ministre de l'Enseignement à propos de son projet de Contrat stratégique pour l'Education. A l'issue de cette dernière soirée, la Ministre se réjouissait du succès de participation (plus de 5.000 participants pour les 7 soirées) et de la diversité des enseignements qu'elle a pu retirer de ces échanges.

Ces soirées-débats étant terminées, le processus de consultation et de concertation n'en est pas pour autant achevé. La Ministre de l'Enseignement poursuit en effet ses rencontres avec les acteurs de terrain en multipliant les visites dans différents établissements scolaires en Communauté française. Plus de 35 visites sont déjà programmées. Les quatre groupes de travail composés de signataires de la déclaration commune continuent également leur réflexion et leurs travaux sur les principales thématiques du contrat.

Ces rencontres de terrain, tout comme les nombreux avis remis sur le site du contrat (plus de 1.000 à ce jour !), ont et vont aider fortement à la rédaction finale de ce document de référence, dont la version définitive est attendue pour la fin avril 2005.





 
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